9.2 La station au croisement de nombreuses dynamiques environnementales qui influent sur les temporalités
Script :
L'environnement impose parfois ses temporalités.
Ça peut être le cas d'une marée noire par exemple, avec l'ERIKA en 1999 qui a coulé au large du Portugal et qui a souillé les plages de Vendée ou de Charentes. Ça peut être également des échouages d'algues, je pense par exemple aux sargasses à la Guadeloupe ou à la Martinique ou les algues vertes dans le nord des Côtes-d'Armor, qui peuvent affecter une plage, le temps d'une saison pendant parfois quelques années pénaliser une portion de littoral. Et puis parfois ça peut être également des échouages divers, il y a quelques années c'était de la cocaïne, c'était des détonateurs et donc pendant quelques jours, quelques semaines, une station balnéaire doit fermer une plage pour des raisons de sécurité.
Les tempêtes et les cyclones participent à ces moments de fermeture des stations balnéaires, on pense à la tempête Xynthia en 2010, qui a occasionné un grand nombre de dégâts sur la côte de Charentes et de Vendée. Mais outre ces dégâts qui peuvent avoir un impact sur quelques mois ce sont toutes les retombées médiatiques sur plusieurs années qui peuvent affecter ensuite la fréquentation touristique.
On pense également aux cyclones tropicaux, en particulier l'exemple des cyclones qui ont touchés Saint-Martin en 2017, qui ont vraiment affectés l'île, à la fois par ces destructions d'Hôtels, de plages mais également de l'aéroport, du port et donc là on peut voir que ces cyclones parfois peuvent avoir un impact non plus saisonnier mais sur plusieurs années. Participant à la fermeture de l'île au tourisme pendant plusieurs mois voire plusieurs années.
Le changement climatique entraîne des actions irréversibles et longues : sécheresse, canicule, augmentation du nombre de tempêtes et de leur importance, augmentation également des cyclones, remontée du niveau de la mer même si en 2050 cette remontée peut être estimée entre 3/4/5 centimètres. Il est évident d'après les courbes du GIEC que, suivant les mesures qui seront prises, les tendances seront à partir de 2050 sur des scénarios qui peuvent-être parfois très lourds avec une forte augmentation des températures et donc de remontée du niveau de la mer ou au contraire des tendances un peu plus basses. Mais 2050 sera vraiment une année charnière.
Les communes littorales devront prendre en compte le changement climatique dans des stratégies de gestion, soit par la protection du littoral avec des enrochements, des murs, soit en laissant la mer faire et donc en laissant la nature. Et puis troisième possibilité, c'est de protéger les lieux touristiques et les lieux économiques avec des protections fortes mais également en se réinstallant dans les espaces rétro littoraux.
Remarque :
Le cas présent dans le module suivant mobilise les notions évoquées ci-dessus :