4.1 1960 à nos jours - Les stations balnéaires spontanées
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Alors l'activité touristique prend une toute une autre tournure depuis les années 1950 et surtout à partir des années 1960 avec l'arrivée de la voiture puis ensuite les vols longs courriers. Ces stations vont se diviser entre :
Des stations qui vont s'adapter petit à petit soit aux modes, soit aux pratiques ou aux modes d'hébergement. C'est ce qu'on appelle des stations spontanées. Il s'agit de villages ou des stations anciennes qui se sont modernisées.
Soit autrement on va trouver des stations programmées construites par l'État dans le cadre de grands plans d'aménagement et c'est ce que nous verrons tout à l'heure.
Les stations spontanées vont s'adapter peu à peu soit en modernisant leur front de mer, on va détruire certains hôtels particuliers pour les remplacer par des maisons ou des immeubles modernes avec plusieurs étages. Cela permet donc de rentabiliser le foncier, ça se voit à la Baule, ça se voit à Arcachon, à Nice également et dans d'autres stations. A partir des années 1970 et les 30 glorieuses, un nouveau mode d'hébergement va apparaître c'est la résidence secondaire, à la fois cela peut être un logement dans un immeuble, cela peut-être aussi une villa, une maison secondaire. Les stations vont petit à petit s'adapter, libérer du foncier agricole, on vend un terrain au fur et à mesure et les pavillons s'installent, se construisent et puis des lotissements apparaissent. L'autre moyen d'hébergement va être le camping qui s'était déjà développé dans les années 1930 avec le tourisme populaire, le tourisme social mais le camping va devenir dans les années 1960 le grand moyen d'hébergement pour les milieux populaires en France à la fois la tente, la caravane. Et ces campings vont se moderniser vont se professionnaliser on est bien là dans le spontané, on part au départ d'un camping à la ferme et petit à petit on arrive à un camping vraiment professionnel qui répond aux exigences et aux attentes de la clientèle.
Ce développement des résidences secondaires quand elles sont en lotissement cela va permettre d'avoir une continuité de l'agglomération, mais dans un grand nombre de cas dans les années 1970, ces résidences secondaires se construisent dans des endroits parfois isolés, des pointes, des paysages remarquables, cela va entraîner un certain mitage du littoral, mitage de l'arrière-pays. On le voit très bien en presqu'île de Rhuys, on le voit également sur les hauteurs de la Côte d'Azur par exemple, et ça va entraîner une déstructuration, une transformation très importante des populations locales. Si on pense que dans l'île de Noirmoutier par exemple vous avez 78 % de maisons secondaires, 75% de maisons secondaires à l'île de Ré. Cela va transformer complètement la société locale avec l'apport de nouveaux résidents, âgés le plus souvent, avec des revenus élevés pouvant acquérir des terrains à grand prix et donc cela va créer également une exclusion des plus jeunes et des moins fortunés.
Complément : Été 1973 : la plage de Sainte-Anne-La-Palud bondée ... de voitures !
Article sur le site France 3 Bretagne :