1. Risque : un réel, des réalités

Pour rappel ( voir séquence 1 ), on caractérise le risque par une probabilité de survenue de l'événement défavorable multiplié par une probabilité de niveau de gravité de cet événement, en se mettant d'accord sur la définition d'un niveau de gravité. Plus largement, le risque est tout aléa susceptible de perturber l’atteinte des objectifs ou des états de choses. L’utilisation du pluriel nous indique qu’il est utile de pouvoir exprimer un risque par comparaison avec un autre, et l’on parle alors de risque relatif. Par ailleurs, dans l’idéal nous rechercherons le risque réel, par nature insaisissable car la mesure, l’évaluation, la modélisation parfaitement maîtrisées d’un risque est tout simplement impossible. Le risque est par ailleurs confronté aux « réalités » de chacun alors que comme objet de perceptions individuelles il est par nature subjectif. Ces perceptions individuelles du risque pourront alors constituer des tendances collectives dans le cadre d’un débat plus ou moins démocratique autour de sa gestion, déterminant ainsi une certaine culture de sécurité. Nous pouvons  alors définir :

Exemple

Exemple de la sécurité des aliments entre le réel et le perçu : Pour Marian Apfelbaum, alors que « le risque alimentaire est pour le moins plusieurs centaines de fois moindre que celui d'antan (...), la majorité des Européens pense que la nourriture d'aujourd'hui est moins sûre que celle d'hier ». (Apfelbaum, 1998(1998). Risques et Peurs alimentaires. Paris: Odile Jacob.). La perception de ce risque s'est modifiée : « le traditionnel circuit court comportait des éléments de confiance interpersonnelle qui ont disparu dans le système industrie alimentaire - grande distribution, et n'ont été que partiellement remplacés par la confiance dans la marque. » La perception du risque est tout aussi importante que le risque « réel ».

 
Référence bibliographique

Apfelbaum, M. - (1998). Risques et Peurs alimentaires. Paris: Odile Jacob.